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 L’incompréhension [LIBRE]

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Cassidy Smith
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MessageSujet: L’incompréhension [LIBRE]   Sam 27 Oct - 16:35

And who are you, the proud lord said,
that I must bow so low?
Only a cat of a different coat,
That’s all the truth I know.

Je fronce le nez avant d’enfoncer ma tête dans le coussin.

J’inspire profondément sans m’étonner de l’odeur de frai qui ressort des draps.

Le monde de la demi-conscience est merveilleux. Rien ne me semble étrange au point de m’extirper de force de cet état agréable.

Je suis couché sur un nuage, moelleux et doux. Je vole au-dessus du monde, sans pour autant perdre ce contact rassurant avec la Terre mère. Je me sais en vie en me sentant mort. Jamais je n’ai connu de sentiment si étrange.

Léthargie envoutante.

In a coat of gold or a coat of red,
A lion still has claws,
And mine are long and sharp, my lord,
As long and sharp as yours.


Sur mon nuage se joue une musique.
Ma préférée.

Mes lèvres meuvent au rythme des paroles et mes yeux plongent sur le monde.

Sous mon nuage, l’enfer s’abat sur Terre. Une vague rouge écarlate écumante de rage. Une danse macabre. Des visages déformés par la peur. L’incompréhension.

Mais moi je suis paisible.

L’empathie ?
Qu’est-ce quand nous sommes intouchables ? Bien en paix sur un nuage.

And so he spoke, and so he spoke,
That lord of Castamere,
But now the rains weep o’er his hall,
With no one there to hear.


Et cette musique…

J’inspire profondément en me calant plus confortablement sur mon nuage. Cette fois je regarde en l’air où tout est blanc. Immaculé. Infini.

Je suis seul.
Je suis seul…

Yes now the rains weep o’er his hall,
And not a soul to hear.


Une solitude bientôt angoissante quand une goutte s’écrase sur ma joue déclenchant une douleur ardente. D’un revers de main j’essuie ce qui me brûle. C’est du sang.

Du sang. Partout sur moi.
Sur moi. Sur mon nuage.

John…
…Le paradis n’existe pas.


Je me réveille en sursaut.

Mon regard croise de suite l’heure digitale d’un réveil où les deux petits points central clignotent au rythme des secondes. 13 : 51.

Treize heures…

Le dire à haute voix ne m’aide pas à y croire. Ni à émerger plus vite. J’attends patiemment que le 51 se change en 52.

13 : 52…………………..
13 : 53……………………………….

Le silence est roi bien qu’un léger grésillement parvienne à mes oreilles.

13 : 54………………………………………………

Je ne bouge toujours pas, embourbé dans des couvertures, persuadé de rêver encore.

Cassidy Smith, 37 ans, 25 juillet 1975. Tolard. Tolard…

Oui, je suis un tolard.

Je décroche enfin mes yeux du réveil pour faire une rapide inspection des lieux. Il fait sombre. La fenêtre sur ma droite a les volets fermés.
En face de moi une porte.

Si je rêve encore je me suis vachement amélioré en termes de réalisme !

Je me lève enfin, doucement. Avant même d’aller voir si la porte est ouverte, je vérifie qu’il n’y a pas de barreaux à la fenêtre. Rien. Alors j’ouvre les volets. Une lumière blafarde me pique un instant les yeux et le paysage me surprend à peine. Des falaises, des arbres et, au loin, une étendue de flotte. L’île qu’on m’avait promise est à mes pieds et j’ose à peine me souvenir de mon arrivée ici. Pourquoi m’a-t-on frappé et endormi ? Encore une histoire d’hormone ! Ces matons ne savent plus quoi inventés pour se venger de vieilles querelles.

C’est tout en ruminant ma colère que je passe la porte –sans vraiment m’étonner qu’elle ne soit pas fermée à clef- et que j’atterri dans un salon sobre, sans grande décoration. Décidément ! L’île aux prisonniers est bien plus prestigieuse que sur le papier… J’ai même droit à un paquet de cigarette sur la table basse et à une salle de bain privative. Ma sœur aurait-elle glissé quelques billets pour que le séjour me soit moins pénible ?
Je découvre même que le grésillement saturant le silence provient d’un petit poste posé sur l’étagère d’une bibliothèque. A l’intérieur un CD à l’unique musique : The Rains of Castamere.

Après une douche, où la glace sur la petite armoire à pharmacie m’a fait découvrir le splendide hématome sur ma joue, je décide de me prendre une clope et d’aller à la rencontre de mes compagnons psychotiques.

Encore une fois, rien n’est clos. Je suis complétement libre de mes mouvements.
Le couloir des chambres est immense, toutes les portes sont parfaitement identiques et le lieu est distingué, raffiné, soigné… Un ou deux tableaux sur les murs me rappellent de grandes œuvres et je me doute que se sont de très bonnes imitations. Même les décorations anonymes semblent valoir cher. Je m’arrête devant l’une des toiles pour en regarder les reliefs. Est-elle là pour faire apprécier l’art aux espèces de grosses brutes que nous sommes censés être ? Et où sont les matons, ceux-là même qui devraient prendre garde qu’on ne détériore rien?

Je prends une bonne bouffée de nicotine, jetant un œil à droite puis à gauche, jugeant qu’il y a encore une fois trop peu de monde.

Il y a quelqu’un ?

Rien, nada…
La moutarde commence à me monter au nez, je ne devrais pas être aussi libre de tout si je suis là où je pense !

Mais surtout, je ne dois pas être seul, ici, avec toutes ces portes jumelles !

Je vais donc tambouriner à la première qui me tombe sous les poings…
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Beth Mason
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MessageSujet: Re: L’incompréhension [LIBRE]   Dim 11 Nov - 19:52

Quelque chose martèle quelque part, pas loin. Beth s’extirpe difficilement de cette espèce de brouillard solide et lourd qui pèse sur son esprit. Elle est bien là, la tête enfoncée dans un oreiller très doux et plus que moelleux : un vrai délice. Mais les coups continuent. Violents pour son pauvre esprit ensommeillé… quoi qu’en y faisant plus attention, Beth se dit que, non, elle n’est pas endormie, c’est trop puissant. Elle est comme dans un bourbier dont elle ne parvient pas à extraire son esprit. Le sentiment qu’il y a un truc anormal dans tout ça, que sa somnolence n'est pas naturelle, la fait finalement ouvrir les yeux.

Beth reste immobile un moment. Où est-elle ? Cette chambre n’est clairement pas la sienne, trop grande, trop riche et trop bien rangée. Trop éclairée aussi. Elle est allongée dans un lit à baldaquin dans des draps rouges et blancs, et au-delà s’étend une vaste chambre qui la ramène des années en arrière quand elle vivait encore au manoir. Le luxe du mobilier et de la décoration évoque son manoir natal bien loin de sa petite chambre londonienne qui a vu les dernières années de sa vie. Mais Beth ne comprends pas. qu’est-ce qu’elle ferait de retour à la maison ? Elle ne se souvient pas avoir envisagé un retour aux sources.

Puis d’un coup, la mémoire lui revient.


C’était il y a quelques jours. Whisper se connecta un peu plus tôt que d’habitude, ce qui avait étonné Beth, mais la jeune femme n’avait pas tardé à comprendre pourquoi : elle était tellement contente de ce qu’elle venait de gagner qu’elle avait envoyé balader ses horaires normaux pour parler au plus vite à son amie. Et il y avait de quoi ! Un week-end pour elles deux où elles se feraient chouchouter par des mains expertes, et le tout sans patron sur le dos pour lui réclamer le travail en retard, parce qu’il la croirait trop malade pour travailler. Le bonheur à l’état pur.

Beth n’avait pas trainé pour faire son sac, jetant à l’intérieur le stricte nécessaire : habits, affaires de toilettes et, surtout, ne pas oublier, son ordinateur portable. Puis elle avait prit le métro pour rejoindre Jenny à la gare… et après c’était le trou noir.



A en juger par le décor, elles avaient dû arriver à destination. Même si elle n'avait pas imaginé le centre aussi luxueux. Elles avaient dû boire, en bonne quantité, pour que Beth ne se souvienne de rien du tout. La jeune femme cherche une horloge, un réveil, quelque chose pour voir l’heure. Un réveil digital trônant sur la table de nuit indique 2h42 p.m. comment a-t-elle pu dormir si longtemps et oublier près de 24h ? Et puis, où est Jenny ? Beth regarde autour d'elle. Pas de trace de son amie. Bah, elle a dû sortir, à cette heure.

Beth se laisse retomber dans ses oreillers. Puis elle réalise et tourne son regard vers le réveil. Elle fronce les sourcils. Ce réveil, elle le connait, elle a le même chez elle.

Mais elle n’a pas le temps de se poser plus de question, un nouveau coup retentit, cette fois elle en comprend l’origine : on frappe à sa porte. Elle grommelle, trop bien installée dans son grand lit elle n’a aucune envie de bouger. Mais les coups sont forts et elle sent la menace qui pèse derrière, si elle ne répond pas, ça va mal aller. Rassemblant son courage elle se redresse à nouveau.

« J’arrive ! » crie-t-elle pour que les coups cessent.

En se levant, Beth constate qu’elle est habillée en tenue de nuit, débardeur et culotte. Pas la tenue idéale pour ouvrir à un visiteur. Elle s’empresse donc d’attraper son pantalon abandonné sur le sol pour l’enfiler avant de se diriger vers la porte, pas trop vite quand même, elle vient juste de se lever. Et puis un mal de tête pointe, sourd et lancinant.

Derrière la porte, il y a un homme à l’air peu aimable. Il parait en colère et est quelque peu dépenaillé. Eh bien, une chose est sûre : ce n’est pas le service de chambre.

« Qu’est-ce qu’il y a ? Vous voulez quoi ? » demande-t-elle d'un ton exaspéré.

Pour l’accueil chaleureux on repassera, mais pour le réveil agréable aussi, un prêté pour un rendu !
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Cassidy Smith
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MessageSujet: Re: L’incompréhension [LIBRE]   Mar 13 Nov - 17:27

Une voix fluette perse à travers la porte épaisse. Mon poing cesse de frapper si fort alors que j’analyse un instant ce que je viens d’entendre. Mon esprit rationnel dresse de suite un aspect clair du demi-homme qui va abaisser la poignée. Demi parce que petit. Un éphèbe certainement, très efféminé comme ses cordes vocales semblent le crier. En prison il a dut, plus que de raison, jouer le rôle de la femme et…

Une femme…

Une femme ! Je rêve ! Laissez-moi répéter ce mot plusieurs fois d’affilé pour que je me familiarise à l’idée : une gonzesse au milieu de prisonniers bourrés de testostérones ? Je ne pense pas être le seul à trouver ça inimaginable, et c’est pour ça que, dans un premier temps, je reste complétement muet. La colère ne s’évapore pas de mes yeux vairons, certes, mais l’un de mes sourcils se lève pour rendre à mon visage un aspect bien plus cynique qu’acariâtre. La fille est petite, bien plus jeune que moi et, elle n’est pas moche, mais ça ne doit pas être une amie inconditionnelle de la mode. Elle donnerait des boutons au plus négligé des fans de Karl Lagerfeld. Sa tignasse est débridée alors que ses deux billes bleues ne semblent noircis par aucun maquillage. Au mieux elle vient, comme moi, à peine de se lever, au pire elle est vraiment dérisoire.

Je cligne des paupières, aussi lentement que possible, espérant qu’une fois mes yeux mieux humidifiés, je trouverais sur le cou de la môme, une pomme d’Adam peu esthétique.
Mais non.
Tout est lisse et ses hanches aussi féminines que… Que le reste de ses attributs. Et il me suffit de jeter un regard par-dessus son épaule pour m’apercevoir que sa chambre est bien mieux aménagée que la mienne. Ca put le luxe ici, autant que le tolard chez moi.

Il n’y a rien de similaire, sauf, éventuellement, le nombre de pièces, ou une connerie dans le genre. Pour le reste, égalité de rien. Nada. Alors, je ne suis peut-être pas Einstein mais je pense que ma fourgonnette-taxi s’est égarée quelque part. Et, allez savoir pourquoi, je suis persuadé que le moment d’égarement est survenu à l’instant même où j’ai reçu un magique uppercut dans la pommette.

Où es-tu ?

Dans un reality show ! Propulsée dans un château isolé et à des années lumières de ta vraie vie. Ecoute bien, jeune gourgandine très mal habillée, tu vas devoir échapper à des dizaines de dégénérés mentaux, mais pas sans rien, avec un coupe papier comme arme de poing! Si tu ne meurs pas avant 30 jours, tu auras la chance de retrouver ta famille avec un merveilleux chèque de 100 000 Livres et des cauchemars plein la tête.
Bon jeu… Et ressors en vivante belle Fée Clochette.

Tu parles d’un programme…

Concrètement bien sûr, pour le reste je sais que tu es dans une chambre. Ce qui m’intéresse vraiment c’est où tu penses être ?

Ma phrase est hachée, mon intonation nerveuse. L’une de mes mains est posée sur la poignée externe de la porte. Je la serre si fort que ma peau en blanchie. Si je suis si fébrile c’est que je suis sûr que la réponse qu’elle va me donner ne va absolument pas me plaire. D’autres pourraient croire que me retrouver loin de tout, dans un contexte différent de celui promis, est une faveur pour un mec comme moi…
Alors oui, je peux me faire passer pour quelqu’un de mieux, mais au milieu de gens dont je me fou, l’intérêt n’y est pas…
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MessageSujet: Re: L’incompréhension [LIBRE]   Mar 13 Nov - 18:52

Oh my god elle le sent pas ce coup là. L’inconnu en face n’a vraiment pas l’air commode. Ses yeux surtout, dépareillés, ils expriment une sacré dose de colère, même si son regard s’est adoucit (si on peut dire) en la voyant, comme s’il ne s’attendait pas à la trouver là. Ben quoi, il tambourinait à sa porte y’a pas une minute, il devait bien s’attendre à trouver quelqu’un derrière non ? Ah moins qu’il se soit planté de chambre, ou qu’il cherche Jenny et non elle. C’est possible, étant donné qu’elle ne se souvient de rien avant son réveil, elle ne peut qu’imaginer. Et puis il y a le bleu, non, vu la taille c’est pire que ça, c’est carrément un hématome, et il a pas l’air vieux même si il est affreux. S’est-il battu ? Et… il a gagné ou perdu ? En tous cas, vu la carrure et la cicatrice déjà faite au menton, ça doit pas être la première fois.

Encore dans le brouillard, elle suit son regard qui s’attarde sur sa tenue. Oui bon, elle est pas beaucoup vêtue mais osef non ? Il y a pas grand-chose à voir à ce qu’elle sache, son pantalon de jogging kaki cache ses jambes intégralement et, même si son débardeur violet à fleurs roses n’est pas ce qu’il y a de mieux pour la pudeur, au moins on ne voit pas ses seins. Alors quoi ? Un frisson lui remonte le long du dos. Il fait quand même un peu froid maintenant qu’elle est sorti du lit, elle aurait bien enfilé une veste et mit des chaussures plutôt que se balader pieds nus, mais là elle a vraiment pas envie de tourner le dos à ce type.

Levant à nouveau les yeux vers lui, elle tente de soutenir son regard… ou pas. Elle se souvient sans mal en voyant le gars pourquoi elle n'aime pas les gens. Retenant un soupir elle constate qu’il ne répond pas, mais alors pas du tout, à sa question. Pourtant elle l’a posée en première, et il pourrait être un peu plus aimable avec celle qu’il a dérangée, pour rien visiblement. Sans compter que sa question à lui est beaucoup moins intéressante. Si il est là, il doit bien savoir où elle est, puisque c’est là qu’il se trouve lui aussi, non ?

Mais quand il reformule sa question, Beth lève à nouveau les yeux vers lui. Attends. Ça veut dire quoi ce délire ? Comment ça "où elle croit être" ? Genre elle est pas où elle le croit ? Ouais, décidément elle aime pas ce plan. Ce type est louche, bizarre et flippant. Beth est bien tentée de refermer la porte et de se barricader dans sa chambre. Sauf que le gars en question se cramponne à la poignée de la porte, l’empêchant de la fermer. Et c’est pas avec ses 50 et quelques kilo toute mouillée qu’elle va faire le poids face à ça. Il faisait quoi ? Deux mètres ? Du coup elle est bien obligée de répondre, mais elle le fait sans conviction, avec une voix hésitante.

« On est dans un centre de relaxation… nan ? »

Il veut vraiment pas la lâcher cette poignée ? Le regard de Beth se pose alternativement sur la main tenant la porte et dans le regard bleu/vert quel n’arrive pas à soutenir. Qu’est-ce qu’il voulait à la fin ? Et puis son odeur de fumée la dérange, il pue la cigarette ce type. Décidément, ce gars n’a vraiment rien pour lui plaire.
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MessageSujet: Re: L’incompréhension [LIBRE]   Dim 9 Déc - 3:27

Dans un centre de relaxa... Quoi?

J'avale ma salive de trav... Ermm! Errrmmmm!!!!
Toux sèche.
Toux sèche...
Je manque de m'étouffer, mais l'annonce en vaut la chandelle ! Mes yeux dépareillés se dilatent quand je ramène un poing devant ma bouche puis autour de mon large cou. Je tousse, je tousse et... Je tousse, ne sachant plus s'il faut que je m'arrête pour rire ou si je saute de suite par la fenêtre de sa chambre, fêtant ma "libération" de tôle par un impact, 10 mètres plus bas. Quoi que, vue comme ça, je suis peut-être en train de rêver. D'un rêve moins cotonneux et moelleux que le précédent, mais avouez que ça laisserait quiconque sans voix. Tu penses que tu vas crever ici enchaîner et, apparemment, tu vas peut être bien crever ici mais... Libre.
Note un peu la merveilleuse nuance jeunette, vois comme je savoure encore plus ma généreuse rédemption...

Enfin ma toux se calme. J'inspire à fond, préfèrent ça au rire guttural que j'avais imaginé une bonne minute avant, et je lâche enfin la poignée de sa porte. Elle ne semblait pas très rassurée que je m'y cramponne et j'aurais même parié que si je ne l'avais pas tenue, elle me l'aurait fermé au nez avant même que je n'ouvre la bouche.

Oui, voilà, ça doit sûrement être ça... Un centre de relaxation.

Pour malade mentaux.
Elle me donne au moins une piste sur là où je ne suis pas... Là où nous ne sommes pas, devrais-je même dire. Wahou, vraiment palpitant. Je suis à deux doigts de faire pipi dans mon slip tellement je trouve ce mystère intéressant. Aller, hop, Professeur Laiton n’a qu’à bien se tenir ! Je vais résoudre l’énigme de cet endroit mais… De loin, genre chez moi, parce qu’ici, ça commence à puer. Pas que la situation ne m’émoustille pas mais... Non, en fait, elle ne m’émoustille vraiment pas.
Voilà donc mon super plan : tourner mes talons, m’éloigner gentiment dans ce couloir, trouver le putain d’escalier qui va m’amener à une porte d’entrée parfaite et je vais me barrer de ce trou, puisque Dieu le veut.

Eh ben… Bon séjour !, dis-je en serrant les poings dans un petit geste encourageant.

J’avoue, j’ai l’air un brin ironique et, dans le fond de mon regard doit briller une étincelle qui lui hurle "je te prends pour une gourde ma pauvre fille"… Allons, comment faire autrement ? Elle se croit dans un centre de relaxation perdu dans le fin fond du trou du cul du monde et, vue son indécision au moment de répondre, j’aimerais bien savoir si elle se rappelle vraiment être arrivée ici en bateau ou carrément à la nage –je blague, sa carrure prouve qu’elle se serrait noyée avant d’avoir fait 500 mètres.
Etonnamment mon histoire de prison paraît plus crédible que la sienne quand on regarde un peu à travers la fenêtre.

Enfin, je lui tourne le dos pour partir à la recherche d’une échappatoire.
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