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 Notre père qui êtes aux cieux, donnez-nous aujourdui notre tartine quotidienne...

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Chloe Rogers
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MessageSujet: Notre père qui êtes aux cieux, donnez-nous aujourdui notre tartine quotidienne...   Ven 30 Nov - 0:15

Je suis en train de rêver, je le sais mais ça m'empêche pas de flipper. Un type avec un masque de clown me poursuit en riant comme un débile. Il est pas réel, il est pas réel Chloe. Fais apparaître un bazooka, ou quelque chose, je sais pas ! Non, je cours me cacher dans un frigo. Ouais, à l'intérieur d'un réfrigérateur (BAM, une rime). Allez savoir. D'un seul coup, la porte s'ouvre et le clown diabolique me tire par les pieds.

- AAAAAAAAAAAAAHHHH !

Je me redresse d'un coup dans mon lit, en sueur et le cœur qui bat à mille à l'heure Putain, c'était quoi ce rêve ? J'ai crié pour de vrai ? Je tends l'oreille, m'attendant à entendre mon frère râler ou cogner contre le mur, comme à chaque fois qu'il considère que je fais trop de bruit. Mais nan, c'est le calme complet. C'est même un peu trop calme. Pas de voisins en train de se taper dessus ou de baiser, pas de voiture dans la rue. C'est la fin du monde ou quoi ? Je tends la main vers ma table de nuit mais mon bras heurte le matelas sur ma droite. Pas possible, mon lit est un une place. Je suis pas chez moi ? C'est là que j'me rends compte que j'ai aucun souvenir de ce que j'ai fait avant de m'endormir. Trou noir. Le néant. Merde, mais où est-ce que je suis ? Etape 1 : trouver une lumière.
Je me lève en chancelant, un peu flippée à l'idée de tomber sur le clown diabolique. J'ai toujours eu horreur de ces machins. C'est comme les pantins, c'est pas drôle, ça fout la trouille. Mais c'est peut-être juste parce que j'ai lu trop de Chair de Poule quand j 'étais petite. Un peu par instinct, je passe les mains sur mon torse et mes jambes, vérifiant que je suis quand même habillée. Dis-moi ma petite Chloe, t'as pas fait de connerie au moins ? Ouf, je suis pas à poil, c'est déjà ça. Parce qu'il y a rien de plus effrayant que de se lever un matin toute nue sans savoir ce qui s'est passé la veille. Non pas que ça me soit déjà arrivé... hum. Je porte un grand t-shirt et une culotte. C'est plutôt bon signe, c'est ce que je mets généralement pour dormir. Le truc qui me rend nerveuse là, c'est de pas savoir si je suis seule dans la pièce. Allez, une lumière bordel... Je tâtonne les murs, rencontre des objets que j'ai pas l'habitude de toucher (qu'est-ce que... o_o) puis enfin, je tombe sur un interrupteur. J'enfonce mon doigt dessus et une lumière vive inonde la pièce. Aouch. Mes paupières clignotent le temps de s'habituer à la clarté. Je découvre, bouche bée : un lit à baldaquin king-size aux couvertures rose bonbon (*-*), une armoire géante, du parquet chic par terre et des grands tapis de riches qui recouvrent le sol. Au fond de la pièce, une fenêtre est masquée par d'épais rideaux.
Attends une minute... Un souvenir refait surface dans la mare boueuse de mon esprit. J'ai pas pris le ferry hier ? Pour aller rejoindre Becky ? Bon, ça explique pas pourquoi je me souviens pas de la soirée qu'on a passée, mais vu l'état dans lequel je suis, elle a dû être mouvementée. Putain, on peut pas dire qu'elle ait exagéré en me parlant de la villa de son mec. C'est carrément SUPERCALIFRAGILISTICEXPIALIDOCIOUS !

- Wouh ! je m'extasie en sautillant vers le fond de la pièce pour tirer les rideaux.

C'est bien ce que je pensais. Il fait jour, et le soleil est de la partie. Ma fenêtre donne sur l'énorme jardin, et j'aperçois même un bout de la plage à l'horizon. Claaaaaaaaaaasse. Je suis excitée comme une gosse dans un parc d'attraction. En me dirigeant vers le lit, je remarque que ma valise se trouve au pied de celui-ci. Bon, tout va bien. On a dû bien picoler hier soir et c'est pour ça que je me souviens pas de mon arrivée. Je découvre, ahurie, une salle de bain de luxe à côté de ma chambre. Je sautille au pas de la porte, un sourire jusqu'aux oreilles. J'ai envie de crier de joie mais vaut mieux pas, on sait jamais si y'a du monde qui dort à côté. Après une douche rapide, je vais piocher des vêtements propres dans ma valise Hello Kitty. Un T-shirt blanc avec Like a Virgin écrit en doré dessus, un short en jean, et c'est parti. Je sors mes lunettes de soleil de ma trousse de toilette, ma bague tête de mort et mes bracelets qui font gling-gling dès que je bouge le bras. Mes ongles sont multicolores, vernis de couleurs pastels. Summer tiiiiiiiiime. Après m'être maquillée (un peu de vert pomme sur les paupières et un max de mascara), j'enfile des sandales qui montent le long du mollet et ça y est, je suis prête à sortir.

Le couloir qui m'accueille est plutôt chaleureux, et le nombre de portes me donne le tournis. Je me demande où se trouve Becky. Boarf, je ferais mieux de les laisser tranquille, elle et son copain. Je continue mon chemin, puis descends au rez-de-chaussée, à la recherche d'une cuisine. Eh ouais, c'est pas tout ça mais je commence à avoir faim, moi. Je dois avoir un bon flair, parce que c'est la première pièce sur laquelle je tombe. Un peu old school la cuisine, ça fait plus château que villa mais bon, c'est un style. Je fouille dans les placards en jetant des coups d'oeil derrière moi de temps à autre. Et puis je capte sur l'horloge placée au dessus de la porte qu'il est à peine 9 heures du matin. Tu m'étonnes que je sois la seule levée. A mon avis, ils émergeront pas avant midi... Rassurée de me savoir seule, je pioche allègrement dans le frigo et me prépare un festin sur un des plans de travail tout en fredonnant une chanson de Whitney Houston.

- I wanna daaaance with somebodyyyy...

Oh yeah. Une tartine dans la bouche, je bouge mes fesses au rythme de la musique imaginaire qui se joue dans ma tête.
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Elsa Hertz
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MessageSujet: Re: Notre père qui êtes aux cieux, donnez-nous aujourdui notre tartine quotidienne...   Ven 30 Nov - 23:00

Depuis son réveil, elle avait essayé de se balader un peu, histoire de découvrir où elle avait atterri. Elle avait donc appris que les portes étaient fermées, et que malgré le superbe jardin, ils ne pouvaient pas sortir. Enfin ils. Ca c’était ce qu’elle avait déduit des nombreuses portes du couloir, puisqu’elle n’avait croisé personne. Pas que ça la gêne pour l’instant, elle n’aimait pas avoir l’air bête, mais elle commençait à souffrir du manque de compagnie. Ca ne faisait qu’un jour, certes, mais elle qui était très entourée, ça lui faisait bizarre. En tous les cas, elle avait exploré ce qu’elle avait pu, sans découvrir finalement plus qu’ils étaient dans un château plus qu’un manoir, et qu’au vu de la végétation – faut pas croire, ça occupe de regarder par la fenêtre – ils devaient être quelque part dans le Nord. Enfin disons vers le Nord de l’Atlantique. Pas qu’elle s’y connaisse plus que ça en plantes, mais elle avait fait le pari. De toute façon, à part s’échapper, elle n’avait strictement aucun moyen de le savoir. Et puis avouons-le, elle s’en fichait bien, de là où elle était. Le plus important était qu’elle y était, et que forcément, ça réduisait grandement sa liberté. Obligée de fréquenter les mêmes personnes, de … s’envoyer en l’air avec les mêmes personnes, lassant. Elle qui recherchait du piquant dans ses ébats.

En tous les cas, après sa petite après-midi ‘excursion dans le château’, elle était retournée dans sa chambre, histoire d’un peu se familiariser avec. Bon, déjà, c’était luxueux. Ca, elle était habituée. Les rideaux étaient pourpres, elle trouvait ça sympathique, un appel à la luxure, parfait. Elle s’installa sur son lit. Elle n’avait rien fait, et elle était fatiguée. Un œil vers la fenêtre, un œil vers l’horloge. Il faisait nuit bien tôt ici. Elle soupira un peu. Et la pensée la frappa. Oh, ne croyez pas qu’elle était frappée par la connaissance, loin de là, elle venait simplement de se demander comment, oui grands dieux, comment, elle avait avoir son whisky, son scotch et ses cigares ici. La liberté, elle pouvait s’en passer. Tant qu’ils pouvaient ouvrir les fenêtres. Mais le whisky, le scotch et les cigares, c’était les seules choses – avec le sexe évidemment, mais bon – qui lui auraient permis de supporter cet isolement. Et l’ennui. Elle s’en doutait, elle allait s’ennuyer. C’était inévitable. Elle n’aimait pas non plus les vies pleines d’action, mais tout de même, il y a des limites à tout. Et là, vivre au rabais, ça ne lui plaisait pas. Elle lâcha un soupir. Sans s’en apercevoir, elle avait déjà la tête sur l’oreiller, et bien vite, elle s’endormit.

Le réveil faut autrement difficile que le précédent. Ses rêves avaient été profondément dérangeants, et qui plus est, désagréables. Inquiétants, presque. Elle n’apportait pas grande attention à ses rêves, mais ceux-ci la marquèrent plus que les autres. Pas qu’elle s’en souvînt particulièrement d’ailleurs, mais cette impression de malaise ne la quitterait pas de si tôt. Et le lit était toujours vide. Elle détestait les lits vides. Etrange paradoxe, dirait-on, elle qui n’arrivait pas à se cantonner à une seule personne. Mais il fallait la comprendre, c’est si lassant au bout d’un moment ! Connaître les gestes, formés par l’habitude, et on tombe dans le déplaisir. Elle aimait se faire surprendre, découvrir à chaque échange charnel de nouveaux plaisirs. Evidemment, elle avait probablement déjà vu la majeure partie des choses. Cependant, l’échangisme, à son plus grand regret, n’avait pas fait parti de ses découvertes ; elle n’était jamais restée assez longtemps avec la même personne, même le père de son enfant. Mais elle comptait bien remédier à cela, si elle arrivait à sortir d’ici. Tomber amoureuse ne pouvait pas être si difficile, n’est-ce pas ? Quoiqu’il en soit, elle se releva lentement, les traits défaits. Il fallait avouer que sans maquillage, ce n’était plus ce que c’était. La fatigue se lisait sur son visage, et ses rides étaient bien plus visibles. Qu’à cela ne tienne, elle ne restait jamais démaquillée.

Elle se leva. Enfin, disons qu’elle se tira hors du lit, et pour éviter de somnoler trop longtemps, ouvrir les rideaux. Il faisait beau. Elle plissa légèrement les paupières, et tournant le dos au sol, se dirigea directement dans la salle de bain grand luxe. Elle aurait aimé prendre un bain – elle adorait les bains – mais elle n’avait pas le courage, et décida donc de faire la version courte sous la douche. Elle aimait sentir l’eau chaude – voire brûlante – parcourir son corps dès le réveil, et c’est pour ça qu’elle n’attendait généralement pas longtemps avant de se faufiler sous la douche ou dans son bain. Version courte, certes, mais elle y resta trente bonnes minutes. Lorsqu’elle se décida enfin à sortir, sa peau d’ordinaire si blanche, s’était teintée d’un rouge clair, dû à la brûlure éphémère du liquide sur sa peau. Restant nue, elle se faufila dans la chambre, sur la pointe des pieds ; vieille habitude qu’elle avait prise à force d’être sur des talons : être à plat lui donnait mal au dos. Elle se vêtit de porte-jarretelles noirs, avec un string en dentelle, puis d’un beau soutien-gorge push-up, terminant par un serre-taille. Elle adorait sa taille de guêpe. Vêtements de pin-up enfilés, elle chaussa ses louboutins, et s’élança vers la cuisine : elle avait faim.

Elle profita de descendre l’escalier et de traverser la salle de séjour déserte pour remettre ses cheveux en place. Si la coiffure post-baise lui allait bien, elle aimait aussi être convenablement mise. Léchant ses lèvres fardées d’un rouge bordeaux, elle poussa la porte de la cuisine après quelques minutes passées à traverser le château, et haussa un sourcil surpris en y apercevant une demoiselle. La première trace humaine depuis son arrivée. Dans un premier temps, elle se figea, ne faisant que peu de cas de l’exclamation, ou plutôt des paroles chantées de la jeune femme. Elle l’observa danser quelques instants, avant qu’un sourire ne s’esquissa finalement sur ses lèvres. Elle ne semblait pas dangereuse, elle semblait jeune, peut-être même insouciante ; après tout, elle avait le cœur à chanter alors qu’elles étaient enfermées ici. Rentrant finalement dans la pièce, elle s’arrêta à quelques pas du plan de travail sur lequel la demoiselle avait vraisemblablement étalé sur le petit déjeuner, et croisa les bras lentement, l’observant alors qu’elle s’était retournée vers elle, sûrement à cause du bruit des talons.


« Hi. »


Simple, mais c’était un moyen de voir si la jeune femme comprenait l’anglais. Quoiqu’un bonjour, tout le monde était censé le reconnaître. Enfin, nous verrons bien. La lâchant finalement du regard, elle observa la cuisine une nouvelle fois. Elle avait bien envie d’un café, tiens. Mais par politesse – car elle était bien élevée, il ne faut pas croire – elle resta immobile, glissant son regard sur elle à nouveau.

« You seem pretty delighted for a captive. »


Elle avait lâché cela sans véritablement réfléchir, pensant très certainement que la demoiselle était au courant.

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Chloe Rogers
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MessageSujet: Re: Notre père qui êtes aux cieux, donnez-nous aujourdui notre tartine quotidienne...   Sam 1 Déc - 13:31

Complètement immergée dans mon imagination et obnubilée par le plaisir des papilles, je ne vois même pas arriver la nana qui approche à quelques mètres de moi. C'est seulement en entendant ses talons claquer par terre que je me rends compte que je suis plus seule. Oups. Je vais me faire gronder ? Enfin, si c'est Becky, elle comprendra. Faut dire que mes amis ont l'habitude de me voir grignoter à tout moment de la journée (et de la nuit). Mon visage prend l'expression d'une gamine qui vient de se faire prendre avec la main dans un bocal à cookies et j'inspecte d'un œil prudent la pin-up qui vient de débarquer. Wow. Regard de biche, cheveux noir corbeau, taille de guêpe... Mesdames et messieurs, Bettie Page est parmi nous !

- Hi, me salue-t-elle en glissant son regard sur moi. You seem pretty delighted for a captive.

Je fronce un sourcil, ne comprenant rien à sa dernière réplique. Captive ? De qui, de quoi ? C'est en rapport avec la soirée d'hier ? On a fait des jeux sado-maso ou quoi ? Putain, si seulement j'arrivais à me souvenir d'un truc, n'importe quoi. Ca m'aiderait peut-être à comprendre ce que sous-entend cette beauté (qui, by the way, pourrait faire concurrence aux plus belles actrices des années 40). En fait, elle en est presque intimidante... le genre à te regarder de haut en bas avec un sourire en coin. Le genre de nana, on se demande toujours à quoi elle pense. Intrigante. J'essaye de donner un sens à ce qu'elle m'a dit mais franchement, je vois pas. Une prisonnière... Je m'imagine à quatre pattes, les mains liées dans le dos. Chloe, qu'est-ce que t'as encore fait hier soir? Ben j'ai bu beaucoup trop d'alcool, apparemment. La sensation familière de se rendre compte qu'on a sûrement fait des conneries en étant bourrée mais dont on se souvient pas le moindre détail. Encore plus effrayant. J'essuie les quelques miettes autour de ma bouche avant de laisser échapper un petit rire, style « I totally know what you mean ». Ou pas. Mais je préfère jouer la fille qui est au courant. J'essaierai d'en apprendre plus là-dessus au détour d'une conversation.

- Hey. Lovin' the pin-up outfit, dis-je en levant un sourcil admirateur. You hungry ?

Je lui montre mon petit-déjeuner improvisé, l'invitant à piocher dans les toasts de beurre de cacahuète recouvert de confiture que je me suis préparé.

- I'm sorry I can't remember your name... I'm Chloe.

Je lui tends ma main en guise de présentations officielles. Enfin, vu la manière dont elle s'adresse à moi, elle doit savoir qui je suis et ce que j'ai fait... Mais ça, je préfère pas y penser pour le moment.
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Elsa Hertz
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MessageSujet: Re: Notre père qui êtes aux cieux, donnez-nous aujourdui notre tartine quotidienne...   Lun 3 Déc - 16:18

Elle ne cessait de la fixer, un léger sourire flottant sur ses lèvres. Elle semblait quelque peu étonnée, ou tout du moins sceptique. Qu’avait-elle compris par prisonnière ? A son tour, Elsa fronça légèrement les sourcils, réfléchissant. A part un aspect pervers, et encore, elle ne voyait pas ce que ça pouvait vouloir dire d’autre que son sens premier. Ah. Peut-être avait-elle cru que dans la présente, Elsa était la tortionnaire. Elle plissa légèrement les paupières. Ca n’était pas terrible, ça. Quoiqu’il faille bien l’avouer, elle aurait préféré être la tortionnaire plutôt que la captive. Mais en l’espèce, ce n’était pas le cas, et elle était dans l’exacte même situation que la jeune femme. Désolant. Mais bon, pour l’instant, il n’y avait rien qui puisse être fait pour changer la situation, il valait mieux donc commencer à tisser des liens, sait-on jamais ce qui pouvait à tous leur arriver. Elle lui rendit son sourire, et inclina légèrement la tête sous son compliment. Amusée, elle la détailla avec un regard appuyé. Ce n’était pas son genre, mais ses vêtements lui aillaient bien. Elle aurait bien pensé à trois quatre trucs pour la mettre un peu plus en valeur, mais après tout, peut-être n’aimait-elle pas trop se faire remarquer. Quoique le fard vert, ça ne passait pas tellement inaperçu.

« Thank you. » Elle esquissa un nouveau sourire, assez tendre, étrangement. « You wear the same kind of clothes as my daughter. »

Elle se redressa un peu, perdant son sourire quelques instants. Ah oui. Sa fille. Comment allait-elle réagir à tout ça ? Qu’allait-elle croire ? Bien que la hongroise ne fasse que peu de cas de son avis, elle restait sa fille. Allait-elle prévenir des gens ? Probablement. Elle ferait certainement le tour du cercle de connaissances de la brune, avant de se rendre compte que personne ne savait où elle était, et de peut-être lancer l’alerte. Quoique, peut-être qu’elle s’en fichait totalement, aussi. Après tout, vu comment elle l’avait dénigrée ces cinq dernières années, il y avait de quoi se faire haïr. Mais le sexe avant tout ! Toujours. Par chance, après sa naissance, Elsa avait pu recouvrir ses formes parfaites (tout du moins d’après elle), sans quoi elle aurait pu abandonner son enfant à son père sans même se soucier d’elle. En tous les cas, la brune secoua très légèrement la tête à la suite de sa question, souriant toujours.

« I’m just gonna take a coffee for now. But thanks. »

Joignant le geste à la parole, elle pivota sur ses talons à se dirigea à grands pas vers la machine à café. Nespresso. What else. Elle sourit un peu, attrapant une tasse, et une capsule, qu’elle inséra dans la machine. Sans lui prêter grande attention alors, elle attendit simplement que son café se fasse, faisant claquer ses ongles manucurés sur la surface en bois. Elle entendit alors sa voix résonner à nouveau, et bien élevée, tourna la tête vers elle, haussant un sourcil. Elle la fixa un peu plus étonnée à mesure qu’elle parlait, articulant finalement quelques mots, sceptique.

« That’s because we’ve never met… I’m Elsa. Elsa Hertz. Nice to meet you. »

Elle fronça alors légèrement un sourcil, alors qu’elle attrapait sa tasse toute prête. Revenant s’installer en face d’elle, elle se hissa sur le plan de travail et croisa les jambes avec élégance, balançant lentement son pied.

« Why do you think we’ve met ? » Elle haussa un sourcil à nouveau, portant la tasse à ses lèvres pour en boire une fine gorge. « What did you understand when I said captive ? »


Peut-être avait-elle véritablement compris que c’était Elsa qui la gardait prisonnière ici. Elle pencha la tête, remettant lentement ses mèches en place. Esquissant un doux sourire, elle vida sa tasse, la déposant avec lenteur sur le plan de travail, sortant sa boite à cigarettes. Attentive, elle s’autorisa cependant de s’en allumer une, détournant son attention de la jeune femme. Une fois le bâton blanc entre les lèvres, elle tira lentement dessus, braquant son regard sur la demoiselle à nouveau.
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Chloe Rogers
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MessageSujet: Re: Notre père qui êtes aux cieux, donnez-nous aujourdui notre tartine quotidienne...   Lun 3 Déc - 19:30

Je suis pas vraiment sûre que ce soit un compliment mais apparemment, je porte le même style de fringues que la fille de cette inconnue. Une seconde... la fille ? Mes sourcils font un bond vers le haut en entendant ce mot sortir de sa bouche. Non seulement je lui donnais pas trente ans, mais en plus, sa silhouette est ridiculement (et si ce mot existe pas, je l'invente) svelte. Si y'a eu un bébé là-dedans à une époque, il devait être sacrément à l'étroit. Ou alors, elle l'a adoptée.

Comme elle refuse mon invitation et va se servir un café, je retourne à mes toasts et mon jus d'orange. Quatrième tartine. Je devrais peut-être m'arrêter là... je commence à avoir mal au ventre. Pourquoi les trucs les moins sains pour l'organisme sont les meilleurs pour les papilles ? C'est bien un truc que j'ai jamais compris. Il paraît que le goût sucré est le plus développé chez les humains et ce, dès la naissance. On nous vend que des conneries sucrées (les petits sachets de bonbons à 50p de Morrison's, la tentation à l'état pur T_T), et ensuite on nous bassine à la télé avec des pubs contradictoires : on nous présente un produit, on nous fait saliver et en bas de l'écran, les petites inscriptions nous recommandent de manger sain. Foutage de gueule ? C'est comme la pub pour l'alcool ou celle pour les cigarettes, dans le temps. On dirait que y'a deux groupes de publicitaires qui travaillent ensemble selon une stratégie bien rôdée : ceux qui veulent que les gens se gavent de toutes sortes de choses sans réfléchir, et ceux qui espèrent que ce bourrage intensif va créer une culpabilité chez la masse, assez importante pour que les gens se sentent obligés d'investir dans des Slim-Fast ou dans des machines de sport hors de prix. Le pire du pire, c'est que ça marche (...a fortiori, sur moi).

- That’s because we’ve never met… I’m Elsa. Elsa Hertz. Nice to meet you, reprend la pin-up.

Elle vient s'asseoir en face de moi, posant ses fesses sur le plan de travail. Puis elle croise les jambes, en mode Sharon Stone dans Basic Instinct. Come on, focus on the woman's face, you can do it !

- Why do you think we’ve met ? What did you understand when I said captive ?

Eh merde. Je tire sur mon T-shirt, mal à l'aise. C'était quoi déjà, le plan B ? Ok, essayons de récapituler la situation : la madame me connaît pas et pour cause, on s'est jamais rencontrées. Toutes mes hypothèses s'écroulent. Elle était pas là hier soir ? Alors c'est quoi cette histoire de captivité ? Je crois que je vais devoir donner ma langue au chat. *Je la donne même volontiers à un "chat" comme ça, haha... ha.* Lorsque mon attention revient vers elle, Elsa est en train de s'allumer une clope. Je sens ma poitrine qui se contracte, et je cesse automatiquement de respirer. *Trois mois, ma belle, tu vas pas craquer maintenant*. De toute façon, y a pas de raison que je craque, puisqu'elle m'en a pas proposé. Je me sens comme Chandler dans Friends, quand il essaye d'arrêter que tout le monde fume autour de lui. Ouais, sauf que moi, j'ai réussi. Enfin, une addiction de moins égale le renforcement d'une autre. L'argent que je dépensais en clopes me sert désormais à combler mon armoire déjà trop remplie. Un mal pour un mal, en somme. *But at least I don't cough my lungs out anymore.*

- Well... I thought you were referring to something that may have happened last night, je commence, hésitante. And as a matter of fact, I can't remember anything about last night. So I figured it was some kind of inside joke. Actually, I don't even know how I got here.

C'est pas le tout mais cette histoire commence sérieusement à m'inquiéter. Il m'est déjà arrivé de me lever le matin (ou à 4 heures de l'après-midi mais peu importe) et de patauger dans l'amnésie pendant quelques minutes mais généralement, y a au moins un ou deux souvenirs qui refont surface. Là, rien. C'est pas normal. Quel genre de drogue peut effacer la mémoire ? *Que ceux qui pensent à la GHB lèvent la main.*

- Can you tell me what's going on ? Are you friends with Becky or...

Merde, c'est quoi son prénom, déjà ? Bon, tant pis. Je termine ma question :

- ...or her boyfriend ?
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Elsa Hertz
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MessageSujet: Re: Notre père qui êtes aux cieux, donnez-nous aujourdui notre tartine quotidienne...   Mer 5 Déc - 23:44

Sa question semblait l’avoir désarçonnée. Elsa ne cessait de la fixer, avec un peu de curiosité certes, se demandant pourquoi la demoiselle avait l’air si mal à l’aise. Pas qu’elle lise dans son esprit, mais elle était devenue assez douée pour lire le langage du corps, et la façon dont elle tirait sur son t-shirt, et bien ça ne mentait pas. Donc, comme elle l’avait pressenti, elle n’était pas au courant, ou tout du moins, elle semblait accorder ce mot à des souvenirs peut-être flous. Qu’à cela ne tienne, elle lui rafraîchirait la mémoire ; après tout, ils étaient tous dans la même merde, et c’est rarement l’individualisme qui nous sort efficacement de là. Et puis elle était … comment dire … attachante. Pas que la hongroise ne s’attache aux gens les dix premières minutes après leur rencontre, mais elle semblait le genre de personnes qu’elle aurait pu apprécier, et plus si affinités. Evidemment, elle laissait toujours l’option ‘sexe’ dans un coin de sa tête – sait-on jamais – mais ce n’était pas son objectif principal pour le moment, le plus important était d’expliquer à cette demoiselle dans quelle position elles étaient. Ou ils étaient. Pour ce qu’elle en savait, il y avait peut-être des hommes autour.

En tous les cas, la brune tirait tranquillement sur sa cigarette, laissant la fumée toxique pénétrer ses poumons. Le cancer, elle s’en fichait pas mal, et l’état de ses poumons aussi ; après tout, il fallait bien mourir de quelque chose. Certes, sa mort rêvée restait certainement de mourir de plaisir, mais pour cela il lui faudrait un amant hors du commun, ce qu’elle n’avait jamais trouvé. Mais en tous les cas, elle ne souhaitait pas vivre vieille : même si certaines mamies sont très coquettes, et très belles – pour des grands-mères disons – elle voulait garder sa jeunesse – ou pseudo-jeunesse – sa beauté, sa sensualité. Bref, son calcul était simple, le jour où elle ne séduirait plus, elle n’aurait plus de raison de vivre. A part sa fille, peut-être, si elle lui trouvait un quelconque intérêt d’ici-là. Elle recracha finalement la fumée avec lenteur, laissant les fines volutes blanches s’échapper de ses lèvres fardées. Ce silence ne la dérangeait pas, au contraire. Elle se complaisait souvent dans le silence, c’était reposant. Et puis ça lui permettait d’observer à loisir la charmante demoiselle en face d’elle ; il fallait bien avouer que malgré son style particulier, elle en restait attirante aux yeux de la hongroise. Mais après tout, elle ne pense qu’à ça, ou presque.

Elle décroisa les jambes pour les croiser de l’autre côté, balançant à présent son autre pied. Elle l’avait lâchée des yeux, et elle observait cette cuisine à nouveau, distraitement. C’était bien sommaire, et bien petit quand même, si on imaginait que toutes les portes qu’elle avait vu à l’étage étaient des chambres et qu’il y avait des personnes dans chaque chambre. D’ailleurs, elle se demanda quelques instants pourquoi elle n’avait pas pensé à frapper à chacune de ces portes, histoire de savoir si elle était seule – enfin deux maintenant – ou s’il y avait quelqu’un d’autre. Peut-être même rencontrer le maître de la demeure. Qui était ce Sins ? Haussant les épaules, la voix de la demoiselle balaya ses pensées, et elle braqua son œil sur elle à nouveau, arquant délicatement un sourcil. Quelque chose qui serait arrivé la veille ? Elle n’en avait pas le souvenir, mais pourquoi pas. Elle l’écouta avec attention, et finit par sourire avec amusement, quoique la situation ne fût pas si drôle que cela.


« Do you often get that drunk ? » Elle la regardait avec un petit air amusé, et sans attendre de réponse enchaîna simplement. « Sorry, I have no idea of what you did last night, but there weren’t any noises in the house, so I guess your crazy night wasn’t here. »


Elle glissa son regard sur elle lentement, toujours amusée. Non, ce n’était définitivement pas drôle. De ce qu’elle en savait, elle avait été sûrement droguée – comme la hongroise par ailleurs, elle en était certaine, elle n’a pas l’habitude de s’évanouir après le sexe et d’oublier une partie de jambes en l’air – et elle n’avait aucune idée de quelle drogue ça pouvait être. Elle espérait maintenant qu’en plus d’elle, cette jolie demoiselle ne s’était pas fait abuser non plus. Mais si elle était avec des amis, il y a peu de risques, non ? Tout du moins essayait-elle de se rassurer. Elle releva les yeux vers elle en l’entendant à nouveau, haussant un sourcil. Becky ? C’est rare comme prénom, assez rare pour qu’on s’en souvienne. Mais la personne à qui pensait Elsa n’était sûrement pas la bonne, comme elle le lui dit bien gentiment.

« The only Becky I knew was a lesbian and we had an amazing night together. But if yours as a boyfriend, I doubt it’s the same one. Sorry. » Elle prit une longue inspiration sur sa cigarette avant de reprendre. « I don’t think this place is theirs, though. All the doors are closed, we can’t go outside. It seems like it’s just a pretty jail, but a jail anyway. I guess that’s not what you want to hear, sorry. And before you ask, no, I have no idea why we’re here, I don’t know who brought us here or who this manor belongs to. »


Petit speech, où de nombreuses fois, son accent de l’Est avait résonné. Oui, personne n’est pas parfait non plus. Elle posa sa main contre la surface dure sur laquelle elle était assise, la cigarette se consumant entre ses deux doigts. Amusée tout de même, son discours ne la déprimait pas du tout – pas tout de suite tout du moins, ça viendrait peut-être – elle se permet de décroiser ses jambes une dernière fois, avant de descendre du plan de travail. Elle s’approcha alors de la table encore parsemée de miettes, et se penchant au dessus, approcha son pouce des lèvres de Chloe, enlevant un reste de confiture qu’elle avait au coin des lèvres, portant ensuite son doigt à ses lèvres.

« At least, their jam is good. »
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Chloe Rogers
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MessageSujet: Re: Notre père qui êtes aux cieux, donnez-nous aujourdui notre tartine quotidienne...   Jeu 6 Déc - 1:43

Quand Elsa me demande s'il m'arrive souvent de boire autant, le feu me monte aux joues. En guise d'aveu silencieux, je me mords la lèvre inférieure en haussant les épaules. Je dois sûrement avoir l'air d'une gamine qui admet avoir fait une bêtise. Ridicule. Pourquoi est-ce que je suis aussi intimidée ? J'ai 22 ans, il m'arrive de faire de belles conneries mais je les assume *en général*. C'est peut-être parce qu'elle me scrute avec ce petit sourire, là ? Celui qui semble dire : « si je pose la question, c'est juste pour te voir rougir... parce que toi et moi, on connaît déjà la réponse ».

- Sorry, I have no idea of what you did last night, but there weren’t any noises in the house, so I guess your crazy night wasn’t here, enchaîne-t-elle.

Sourcils froncés, je continue de m'acharner sur mes lèvres, de plus en plus confuse. Ok, alors si ça se trouve, j'étais même pas là la veille au soir. C'est bon, je suis larguée, paumée, je pige plus rien. Je suis encore loin d'imaginer la vérité lorsqu'Elsa me répond que ma Becky et la sienne ne sont sans doute pas les mêmes. Ah ouais je confirme, y'a erreur sur la personne. Même bourrée comme un coing, Becky n'a jamais cédé à mes avances. Et comme on sait tous que personne ne peut me résister *hum*, faut bien admettre que Rebecca fait partie de ces femmes étranges qui ne se laisseront jamais tentée par la gent féminine. *les pauvres, elles savent pas ce qu'elles ratent*

- I don’t think this place is theirs, though. All the doors are closed, we can’t go outside. It seems like it’s just a pretty jail, but a jail anyway. I guess that’s not what you want to hear, sorry. And before you ask, no, I have no idea why we’re here, I don’t know who brought us here or who this manor belongs to.

Au moment où ces mots s'échappent des lèvres de la pin-up, j'ai l'impression que mon esprit s'envole de mon corps, que mon cerveau se liquéfie, que mes neurones font des montagnes russes dans ma tête en brandissant une bannière : « en grève ! ». D'un coup, je sais plus où je suis, ni qui je suis. Je jette un œil autour de moi, comme si je découvrais ces lieux pour la première fois. Réveille-toi Chloe chérie, tout ce que tu croyais est faux. Bienvenue dans Big Brother ! Je suis tellement à la ramasse, essayant de rassembler le puzzle de toutes ces nouvelles informations, que je fixe Elsa les yeux grands ouverts et les sourcils tellement hauts que si on était dans un dessin animé, ils flotteraient dans l'air. C'est avec la même tronche de débile mentale que je la regarde descendre du plan de travail et se diriger vers moi. Je sais pas trop à quoi m'attendre et je plonge mon regard interrogateur dans le sien, tandis qu'elle effleure ma bouche de son pouce. Je bouge pas, je suis comme paralysée.

- At least, their jam is good, dit-elle après avoir vérifié ça par elle-même.

Heeeeem. Alerte incendie, alerte incendie. Déclenchement des asperseurs anti-flammes, température dangereuses et taux d'humidité élevé dans la pièce et pas que dans la pièce. Je reste plantée là comme une poupée de chiffon. Il vient de se passer quoi là ? Peu importe, au moins, ça m'a servi d'électrochoc. C'est bon, je reprends du poil de la bête. *Chloe remonte dans la tour de contrôle*. Bon alors, si j'ai bien compris, « on » (et je sais même pas qui il désigne à part la pin-up et moi) est enfermés dans un manoir pour une raison inconnue, par une personne inconnue. Fiou, ça fait beaucoup d'inconnus tout ça. Déjà que je suis nulle en maths, venez pas me parler d'équation. Et la lettre que j'ai reçue alors ? Je comprends pas, c'était bien l'écriture de Becky... en même temps, ça me paraissait un peu louche depuis le début, cette histoire de fugue sur une île avec un type dont j'ai jamais entendu parler. Ouais ouais, je sais, ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille tout de suite, mais je crois bien que j'avais envie d'y croire. Eh... naïve un jour, naïve toujours.

- Okay... dis-je en levant les mains devant moi. Okay, so... let me try and sort this out. I got a letter from an old friend telling me she was living the life with her boyfriend on some british island and asking me to come visit her. She mentionned free access to fridge and jacuzzi, and she'd already bought me a ticket so obviously, there was no reason for me not to go. I don't remember actually boarding that ferry but hey, I just figured we'd had a crazy night.

Je lâche un rire nerveux. Alors comme ça, on m'a kidnappée ? Bizarrement, je vois pas trop cette phrase dans une conversation normale. « Tu te souviens la fois où je me suis fait kidnapper... ».

- But how 'bout you, how long have you been here ? And do you remember what you were doing the day before your arrival ?

Je croise les bras, un peu perturbée par notre proximité. C'est bon, pas la peine de me regarder comme ça. Je suis pas une sainte-nitouche, j'ai juste pas l'habitude qu'on me fasse du rentre-dedans. Eh ouais, je sais... ça paraît choquant avec mon physique de rêve. *faut vraiment que j'arrête de faire ma maligne ou vous allez finir par croire que je suis vraiment imbue de moi-même*
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MessageSujet: Re: Notre père qui êtes aux cieux, donnez-nous aujourdui notre tartine quotidienne...   Ven 14 Déc - 0:18

Elle lécha son pouce quelques instants, ne la lâchant pas des yeux. Sa réaction valait vraiment le détour. Un sourire s’esquissa sur ses lèvres, alors qu’elle faisait un petit pas en arrière, amusée. Elle était mignonne, comme ça, à se figer. Elle n’avait pas l’habitude de se faire chauffer ? Evidemment, c’aurait pu être dénué de toute pensée perverse, mais dans le cas d’Elsa, chaque acte – ou presque – avec une consonance sexuelle. Et là, même si son intérêt premier n’avait pas été de la draguer, si cela pouvait être un effet secondaire, ça ne serait pas bien grave. Mais pour l’instant, le problème n’était pas là – malheureusement. En effet, il était temps de comprendre – et de faire comprendre à la demoiselle – comment elles avaient atterri là, par exemple ! Bonne question, n’est-ce pas ? En tous les cas, la demoiselle semblait reprendre ses esprits, ce qui fit sourire encore un peu plus la hongroise. Elle était mieux ainsi, plutôt qu’avec son air niais et paumé de tout à l’heure. Enfin, on a tous nos moments de faiblesse, elle n’allait pas la blâmer pour ça, d’autant qu’elle venait de lui apprendre quelque chose d’assez délicat à digérer, du moins le pensait-elle.

La jolie demoiselle reprit la parole, visiblement hésitante. Haussant un léger sourcil, Elsa l’écouta avec attention, se rapprochant de la table à nouveau. Séductrice toujours, elle se pencha en avant sans même y faire attention, posant ses avant-bras sur la table. Position innocente si elle n’offrait pas une vue plongeante sur son corsage à Chloe. Sans faire attention à sa position donc – ah, les habitudes … – elle fronça légèrement les sourcils à son récit. Fridge ? Elle aimait manger tant que ça ? Ca l’aurait bien fait rire, si ce n’était pas ça qui l’avait menée à sa perte, et la hongroise se contenta donc de sourire poliment, ne sachant trop que penser. Comment choisissait-il ses victimes, ce ‘Sins’ ? Et pourquoi ? Que voyait-il chez elles ? Qu’est-ce qui l’intéressait ? Pourquoi, de Dieu, pourquoi ? La brune secoua légèrement la tête, elle commençait à perdre son calme, et elle ne pouvait pas se le permettre. Ce n’était pas le genre à perdre son calme, après tout, elle avait réussi à se sortir de guêpiers plus complexes que celui-ci. Du moins l’espérait-elle. Elle se redressa alors, à moitié perdue dans ses pensées, à moitié écoutant la suite de ses paroles. Finalement elle releva les yeux vers elle à ses derniers mots, avant de regarder ailleurs à nouveau, réfléchissant à toute vitesse.


« I’ve been here for a day, I think. Maybe more, but if it’s the case, I was asleep. So I guess, only one day. » Elle lâcha un petit soupir. « I do remember, actually. I was with this gorgeous young man, who was a really good kisser. And I drank some scotch, and next thing I know, here I am. » Elle eut un petit rire gêné. « I think scotch and sex will lead me to my ruin. Like food, for you, I guess. »

Elle releva la tête vers elle, un petit sourire amusé pointant sur ses lèvres. Se redressant à nouveau, elle croisa les bras avec lenteur, réhaussant ainsi sa poitrine, même si, il fallait l’avouer, elle n’avait pas besoin de ça. Glissant son regard sur elle à nouveau, un peu en mode ‘je te dévore des yeux et j’essaie de te faire flancher en un battement de cils’, elle contourna finalement la table de travail, se mettant à sa hauteur. Elle la détailla à nouveau, avec un doux sourire, et appuya son flanc contre le bois, laissant un pas entre elles. Elle ne voulait pas la faire fuir, après tout, déjà qu’elle avait eu l’air de perdre son pouls lorsque la hongroise avait glissé son pouce le long de ses lèvres. Après quelques secondes de silence – elle aimait bien le silence, surtout lorsque ce n’était pas un silence gêné, simplement un silence naturel – elle détourna finalement le regard, détaillant le mobilier de la cuisine à nouveau, l’air un peu las.

« What are we gonna do, I wonder. It’s not like we’re gonna break a window and jump. I’m not really good at swimming, anyway. But England you said? A british island? »

Elle braqua son regard sur elle à nouveau, intéressée. Au moins, elle aurait eu raison sur le lieu où ils se trouvaient, c’était déjà pas mal. Lâchant un doux soupir, elle fit claquer ses ongles avec lenteur sur la surface dure. Elle était assez embêtée, à vrai dire, cette situation ne convenait pas du tout à ses plans, elle se lasserait. A coup sûr.
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MessageSujet: Re: Notre père qui êtes aux cieux, donnez-nous aujourdui notre tartine quotidienne...   Sam 15 Déc - 20:27

Bon sang mais elle le fait exprès, ou quoi ? C'est quoi, cette position aguicheuse ? Elle m'intimide, elle le sait et elle en joue, mais je ne supporte pas de passer pour la vierge effarouchée de service. Alors je soutiens son regard, arborant l'air le plus assuré que je suis en mesure d'afficher, tandis qu'elle me replonge dans ses souvenirs :

- I’ve been here for a day, I think. Maybe more, but if it’s the case, I was asleep. So I guess, only one day. I do remember, actually. I was with this gorgeous young man, who was a really good kisser. And I drank some scotch, and next thing I know, here I am. I think scotch and sex will lead me to my ruin. Like food, for you, I guess.

Elle a dit cela comme si elle était au courant pour mon problème de... contrôle, disons. En même temps, j'ai pas vraiment tenté de le cacher. Je jette un regard vers le plan de travail plein de miettes et me mets à l'épousseter machinalement, pour ensuite les jeter à la poubelle. Lorsque je me retourne, Elsa s'est rapprochée de moi, à nouveau. Décidément, elle veut jouer au chat et à la souris... Meow ! Et puis d'après ce qu'elle a dit, c'est dans ses habitudes d'aller droit au but. En matière de drague, je suis généralement celle qui fait du rentre-dedans. Donc forcément, c'est bizarre de se retrouver dans la position de celle qui est comme j'aime à le dire : prise au piège.

- What are we gonna do, I wonder. It’s not like we’re gonna break a window and jump. I’m not really good at swimming, anyway. But England you said? A british island?

Je hoche la tête, soupire et jette un regard au plafond. Qu'est-ce que...

- I guess we're still in England... I hope so.

Qui qu'il soit, je ne pense pas qu'il nous ait amené bien loin. Et puis, s'il me connaît, c'est qu'il a dû me côtoyer à un moment ou à un autre, non ? Ou peut-être qu'il nous a choisi au hasard ? Mais pourquoi ? Cela n'aurait tout bonnement pas de sens. Il y a forcément une raison expliquant son choix. Enfin... j'avoue que j'en sais foutre rien. LOL.

- Okay well uhm... if we're stuck here we might as well have some fun until we find out what we're supposed to do. You said you liked scotch ?

Je me dirige vers un des placard qui je le sais grâce à mon exploration antérieure, renferme une collection de bouteilles en tout genre. Je me retourne vers Elsa, un sourire aux lèvres. Ben quoi... on va pas se tourner les pouces en attendant qu'il ou elle se manifeste et nous donne des instructions ? Si vous voulez mon avis, ça doit être un malade obsédé par les shows télévisés genre Big Brother. Eh ouais, j'ai remarqué les caméras en levant les yeux vers le plafond tout à l'heure. J'ai rien dit, parce que je suppose qu'Elsa aussi, les a déjà remarqué. Et puis j'ai pas envie de faire plaisir à celui qui nous filme en m'exclamant comme il s'y attend sûrement : « oh putain, il nous espionne ! ». On va la jouer cool, comme je sais si bien le faire. Alors comme dirait Rihanna, Let's drink to that.
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MessageSujet: Re: Notre père qui êtes aux cieux, donnez-nous aujourdui notre tartine quotidienne...   Sam 22 Déc - 19:38

Parce qu’elle n’aimait pas rester debout sans rien faire longtemps, elle se hissa à nouveau sur le plan de travail, tournant la tête poliment pour continuer de regarder la demoiselle. Un léger sourire aux lèvres, elle croisa ses jambes avec lenteur, balançant distraitement son pied. La situation n’avait – dans le fond – rien de drôle, mais la hongroise avec une envie de rire presque irrépressible. Par chance, elle savait se comporter, et rien d’autre ne s’imposa qu’un simple sourire amusé. Elle l’entendit finalement, et hocha doucement la tête, détournant finalement le regard. Ouais, le plus frustrant dans l’histoire serait probablement d’être enfermée si proche de chez elle, sans avoir la possibilité de rentrer. Peut-être une sorte de torture psychologique, allez savoir. Elle s’osa à lâcher un soupir, fermant les yeux. Elle aurait bien eu besoin d’un petit remontant, mais si prévenants que ses kidnappeurs avaient pu paraître en emmenant ses affaires, ils avaient oublié les cigares et les bouteilles de gnôle. Comme si elle pourrait survivre sans scotch.

Anyway. A nouveau elle l’entendit, et elle releva la tête vers elle, haussant légèrement un sourcil. Scotch ? Elle a dit scotch ? Sans pouvoir s’en empêcher, un sourire perça sur ses lèvres. Elle était parfaite cette gamine ! Les yeux pétillants – il était certes tôt pour un alcool tel que celui-ci, mais la hongroise n’en était point gênée – elle hocha vigoureusement la tête, perdant quelques instants son flegme. Elle venait de lui sauver la journée, et de restaurer sa bonne humeur, ça valait bien ça ! Elle l’observa alors fureter dans les placards, et se pencha en avant, essayant de voir quel genre d’alcools seraient là. Non c’était vraiment impeccable tout cela. Elle ne bougea cependant pas, se contentant de décroiser les jambes pour les recroiser de l’autre côté, joueuse.


« Jeez. At last, a proof that God does exist. Thank you, Chloe. »

Elle regarda la bouteille quelques instants avant de se laisser glisser au sol, se dirigeant à côté de la brune. Imposant une proximité relative à leurs corps, elle se faufila contre le meuble pour attraper deux verres à whisky, les posant ensuite sur la table en bois. Elle s’osa à sourire à la demoiselle un peu plus chaudement, se rapprochant sans en avoir l’air d’elle. Tant qu’à faire, continuer de la draguer ; si leur petite rencontre pouvait se finir dans la chaleur de draps, ça ne gênerait en rien Elsa. Avec lenteur, elle lui attrapa la bouteille des mains, se permettant d’effleurer sa peau au passage, sans la lâcher des yeux. Elle se tourna finalement à moitié, et versa le fond de deux verres, posant la bouteille. Elle attrapa les récipients, et à nouveau fixa Chloe, arquant légèrement le sourcil en lui glissant le verre entre les doigts.

« Here. Let’s see the bright side of things. At least, thanks to this whole situation, we've met. »

Elle lui fit un doux clin d’oeil, restant ainsi, provocante, coincée entre le corps de la demoiselle – qu’elle évitait cependant de toucher – et la table en bois. Sans trop bouger, elle fit teinter son verre contre le sien, le levant un peu ensuite.

« Cheers. »


Elle se mordit la lèvre très légèrement, et trempa finalement ses lèvres dans le verre, en buvant une fine gorge, histoire de goûter le liquide. Pas mal, pas mal. Elle ne lâchait toujours pas des yeux la brune, s’amusant de la tension qu’elle sentait monter entre leurs deux corps.
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MessageSujet: Re: Notre père qui êtes aux cieux, donnez-nous aujourdui notre tartine quotidienne...   Lun 24 Déc - 15:35

Je crois bien que mon offre l'intéresse. Non, attendez. Je crois même qu'elle est carrément emballée, vu sa manière de secouer la tête de haut en bas. Bizarrement, j'ai toujours de bonnes idées quand il s'agit de faire plaisir aux femmes. Après, je dois dire que ça m'a pas toujours rendu la vie facile. Quand je tombe am...amou... amoureuse de quelqu'un, j'ai tendance à vouloir charmer la personne au point de faire les trucs les plus stupides. Genre, bosser un mois complet dans un supermarché pourri pour lui payer un weekend de folie-détente-spa et me faire plaquer juste après. Ou style, demander à mon frère de me passer une de ses vieilles disserts d'histoire sur la Seconde Guerre Mondiale pour impressionner ma prof super sexy... sans savoir que Josh a eu la même enseignante trois ans de suite et qu'elle se souvient très bien de sa « plume ». Au final, je me fais humilier devant toute la classe et je finis en larmes dans les toilettes. Pathetic.

- Jeez. At last, a proof that God does exist. Thank you, Chloe.

La tanière de la débauche contient désormais une bouteille en moins. Elsa me rejoint pour piocher des verres dans un placard adjacent. Je la regarde les poser sur la table et réponds à son sourire. La pin-up se penche vers moi et à nouveau, mon cœur s'emballe bêtement. Couché, toi ! Ni vu ni connu, elle vient de me piquer la bouteille. Même pas dix secondes après, je me retrouve avec un verre entre les doigts.

- Here. Let’s see the bright side of things. At least, thanks to this whole situation, we've met. Cheers.

Un petit rire s'échappe de mes lèvres, et je fais tinter mon verre contre le sien avant de goûter à mon tour le whisky écossais. Une situation complètement tordue dans un environnement encore plus invraisemblable. En plus, c'est sûrement pas l'alcool qui va nous aider à y voir clair mais... je dois avouer que je m'en fiche un peu. J'ai toujours été du genre à ne pas vouloir voir la vérité en face. C'est un de mes défauts de gamine qui m'a jamais quittée. Petite, j'avais beau voir mes parents se déchirer la gueule, j'avais toujours espoir qu'ils finiraient par se réconcilier. Naïve je vous dis... et sans doute un peu insouciante. Ok, un peu beaucoup. J'y peux rien, c'est dans ma nature de faire l'autruche. Je sais même plus comment j'en suis arrivée à vous parler de ça. Où est-ce qu'on en était ? Ah oui, dans la cuisine, un verre de scotch à la main, avec Elsa. C'est mes hormones qui s'emballent où elle est en train de me déshabiller des yeux, là ? Je recule légèrement pour m'adosser au plan de travail, puis croise un pied devant l'autre tout en soutenant son regard. J'avale une autre gorgée, hésitant sur la façon la plus appropriée de gérer la situation. Y'a la manière simple : « Bon Elsa, on est coincées dans un manoir immense et y'a un lit king-size très confortable dans ma chambre au premier étage. Are you thinking about what I'm thinking about ? » Mais j'ai pas encore avalé assez d'alcool pour être dévergondée à ce point. En plus si ça se trouve, je suis l'objet d'une machination qui va au-delà de tout ce que j'ai jamais pu imaginer et cette nana là, qui se fait appeler Elsa, est un agent envoyé pour me manipuler et obtenir je-ne-sais-quoi de moi par le sexe. Ou alors je regarde trop de films.

- Seems like we're gonna have to find something to do while we're here. So... do you have any ideas?

J'ai posé ma question sur un ton complètement détaché, comme si j'avais pas du tout les idées mal placées. Yeaaaaah. Who are you trying to fool, Chloe Rogers ?
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MessageSujet: Re: Notre père qui êtes aux cieux, donnez-nous aujourdui notre tartine quotidienne...   

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